La pêche commerciale pour lutter contre l’invasion de la carpe asiatique ?

Si ces espèces ont été importées dans un premier temps dans les années 70 par des éleveurs de poissons du sud des États-Unis pour nettoyer les piscicultures et les plans d’eau des algues et des végétaux, la situation a depuis évoluées. Nouveau fléau des grands Lacs, la carpe asiatique appelée également carpe de roseau fait des ravages de l’autre côté de l’atlantique notamment dans le fleuve Saint-Laurent. Très coriace, ce poisson qui se décline au travers de quatre espèces est au cœur des débats. En plus d’être responsable de la disparition des espèces indigènes et de la destruction de l’écosystème, la carpe asiatique inquiète par sa faculté à se reproduire rapidement.

Pour lutter contre ce phénomène, certains se posent la question de faire de ce poisson proliférant, une nouvelle source d’économie par le biais de la pêche commerciale ?

Un produit très prisé sur le marché alimentaire asiatique

En Chine, ce produit est très prisé au niveau de l’alimentation. L’idée de commercialiser un produit que l’on trouve à foison a donc très vite germé notamment dans les bassins versant du fleuve Mississippi, là ou cette espèce de poisson abonde. Pour vous faire une idée de l’espèce, une première carpe de roseau de 1,26m et 29kg a été pêchée en mai dernier dans un endroit où elle représente aujourd’hui 90 % de la biomasse.

Beaucoup moins dans la culture occidentale

Si les populations d’Asie et d’Amérique du sud sont friand de ce produit, on ne peut pas en dire autant en Amérique ou en Europe. Plutôt considéré comme un produit de niche travaillé par certains restaurants, la demande est loin d’être suffisante pour en faire une exploitation. Un long processus serait nécessaire pour introduire ce produit dans les habitudes de consommation. Cela demanderait dans un premier temps de former des pêcheurs, de les convaincre d’exploiter constamment ce produit, puis construire des usines capables de traiter ce poisson et de le transformer en galette, bâtonnet, saucisse …

Cependant, la tendance notamment au Canada tend plus vers des projets d’éradication que du développement de la commercialisation.

Les dommages réalisés par la carpe asiatique

La carpe asiatique se décline en 4 espèces. La carpe de roseau, la carpe argentée, la carpe noire et la carpe à grosse tête. Pour le moment, seule la carpe de roseau est concernée par le ravage de l’écosystème. Aucune des 3 autres espèces ne semble avoir investi les grands lacs mais ça ne saurait tarder.

La carpe roseau a une faculté d’absorption qui est à l’origine du dérèglement de l’écosystème. En effet, elle est capable d’avaler en végétaux, l’équivalent du cinquième de son poids par jour. Cela influe sur la végétation (plantes, planctons, algues) qui favorise le développement d’une bactérie qui rend l’eau impropre à la baignade.

De par son appétit féroce, la carpe de roseau épuise les ressources alimentaires des autres poissons. Le bar blanc qui est une espèce commercialisée par exemple est affecté et ce sont les pêcheurs qui payent les conséquences d’un produit qui perd en qualité.

Enfin la carpe peut représenter un danger physique pour les personnes circulant sur les lacs. En effet plusieurs cas ont été relevé mentionnant qu’au bruit d’un moteur de bateau, les carpes prennent peur et jaillissent de l’eau. De par leur physique important, cela peut causer de lourds dégâts.

En attendant de retrouver ce poisson en abondance dans les étalages, consultez les produits de qualité proposés par la poissonnerie VENTS et MAREES à Vernon.

Auteur de l’article : Admin