Comment soigner la dépression ?

La dépression est une maladie qui touche énormément d’individus (près de 8 millions de personnes y ont été confrontés en France).

Elle a un impact systémique, c’est à dire qu’elle va toucher directement ou indirectement de nombreuses personnes dans l’entourage du sujet en souffrance.

Petit état des lieux.

Qu’est-ce que la dépression ?

La dépression est reconnue comme une maladie mentale par le DSM-5, le manuel le plus utilisé en psychiatrie qui sert répertorier les différentes pathologies psychiques.

Ce qui caractérise un épisode dépressif est une inertie qui touche de nombreux aspects de la vie du sujet :

  • cognitif puisque le sujet peut avoir des idées noires en permanence ou un biais dans ses pensées. Il y aura une perception déformée de la réalité, où le négatif prend une place plus importante.
  • émotionnel : l’enfant, l’adolescent ou l’adulte qui souffre pourra ressentir une profonde tristesse, un abattement permanent
  • sexuel : la libido est à plat, l’envie de partager un moment intime et de le vivre seul ne se fait plus ressentir.
  • l’appétit : les aliments n’ont plus de goût et ne procurent plus de plaisir.
  • le sommeil puisque la personne dort excessivement peu ou trop.

Pour savoir si les troubles du comportement d’un individu relèvent d’un épisode dépressif ou d’une dépression chronique, les psychiatres, les psychologues ou encore les psychothérapeutes utilisent souvent en milieu hospitalier l’inventaire de la dépression d’Aaron Beck.

Il permet d’établir la gravité de l’épisode dépressif, allant d’une dépression légère à très sévère qui implique un risque élevé de tentative de suicide. Ce questionnaire est disponible en ligne à l’adresse suivante : https://psyquimper.fr/questionnaire-depression.

La personne en proie à un épisode dépressif peut parfois entraîner les proches dans une inertie pathologique. Il est important d’agir.

Comment lutter face à la dépression ?

Plusieurs approches permettent de faire face, l’idéal étant souvent de les combiner.

D’abord, la prise de conscience du caractère pathologique est une première étape très importante qui permet souvent d’impliquer le patient dans un processus actif face à la maladie.

Cette prise de conscience est idéalement accompagné par la famille. Sans parler nécessairement de thérapie familiale, il est important d’impliquer les personnes proches dans le processus de guérison.

Si la dépression est sévère ou plus grave encore, alors il peut-être pertinent de recevoir une aide psychiatrique. Celle-ci aura pour but de prescrire des médicaments en adéquation avec la pathologie rencontrée et sa gravité.

Le psychiatre est un médecin qui agira et écoutera le patient afin d’ajuster au mieux la posologie.

Le médicament va agir pour soulager la chape de plomb qui pèse sur les épaules du sujet, afin que ce dernier puisse participer à la thérapie nécessaire.

Vient ensuite le temps de la psychothérapie. Celle-ci peut se faire avec un psychologue clinicien ou avec un psychothérapeute.

La psychothérapie visera à équilibrer les pensées du sujet qui ont tendance à être biaisées. Il voit le pire, sent le pire, pense le pire.

Aujourd’hui, ce sont les thérapies cognitives et comportementales qui sont le plus préconisées par la haute autorité de santé.

Ces thérapies visent à la fois à « réparer » ces distorsions cognitives, à apprendre à gérer ses émotions, et à progressivement reprendre du poil de la bête.

Combien de temps dure la thérapie ?

La durée d’une thérapie, ou de tout accompagnement par un psychothérapeute, dépend en grande partie du malade et des ressources qu’il parvient à mobiliser.

Toutefois, en suivant à la fois un traitement médicamenteux avec un psychiatre, et en participant à une psychothérapie, il est possible de constater rapidement un bien-être, ou au minimum de retrouver goût à des petites choses du quotidien. Il peut arriver qu’en quelques semaines le patient aille mieux.

C’est un cercle vertueux qui peut tout à fait s’accompagner de techniques de relaxation.

Aujourd’hui, la méditation de pleine conscience est beaucoup utilisée, en psychothérapie et dans la fonction publique hospitalière en général.

Les résultats scientifiques sont là : les personnes se sentent mieux et l’on peut le constater sur les dimensions comportementales et cognitives.

Enfin, toute activité physique est extrêmement bénéfique. Le thérapeute insistera rapidement sur l’importance de se remettre en mouvement pour favoriser le changement. Parfois, une marche de quelques minutes peut bouleverser une vie.

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